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>> CALENDRIERS DES VACANCES
SCOLAIRES
La répartition
en trois zones de vacances A, B et C a été
fixée par l'arrêté du 24 juillet
1995, publié au Journal Officiel du 8 août
1995
ZONE A
Caen
- Clermont-Ferrand - Grenoble - Lyon - Montpellier -
Nancy-Metz - Nantes - Rennes - Toulouse
ZONE B
Aix
- Marseille - Amiens - Besançon - Dijon - Lille
- Limoges - Nice - Orléans-Tours - Poitiers -
Reims - Rouen - Strasbourg
ZONE C
Bordeaux
- Créteil - Paris - Versailles
Attention : Le départ en vacances a lieu
après la classe, la reprise des cours le matin
des jours indiqués.
Année 2002 / 2003
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ZONE
A
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ZONE
B
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ZONE
C
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Rentrée
scolaire
des enseignants
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Lundi
[02-09-02]
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Lundi
[02-09-02]
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Lundi
[02-09-02]
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Rentrée
scolaire
des élèves
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Mardi
[03-09-02]
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Mardi
[03-09-02]
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Mardi
[03-09-02]
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Toussaint
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Du
mercredi
[23-10-02]
au lundi
[04-11-02]
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Du
mercredi
[23-10-02]
au lundi
[04-11-02]
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Du
mercredi
[23-10-02]
au lundi
[04-11-02]
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Noël
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Du
samedi
[21-12-02]
au lundi
[06-01-03]
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Du
samedi
[21-12-02]
au lundi
[06-01-03]
|
Du
samedi
[21-12-02]
au lundi
[06-01-03]
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Hiver
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Du
samedi
[22-02-03]
au lundi
[10-03-03]
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Du
samedi
[15-02-03]
au lundi
[03-03-03]
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Du
samedi
[08-02-03]
au lundi
[24-02-03]
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Printemps
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Du
samedi
[19-04-03]
au lundi
[05-05-03]
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Du
samedi
[12-04-03]
au lundi
[28-04-03]
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Du
samedi
[05-04-03]
au mardi
[22-04-03]
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Début
des vacances d'été *
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Samedi
[28-06-03]
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Samedi
[28-06-03]
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Samedi
[28-06-03]
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(*)
Les enseignants appelés à participer aux
opérations liées aux examens sont en service
jusqu'à la date fixée pour la clôture
de ces examens par la note de service établissant
le calendrier de la session.
Année 2003 / 2004
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ZONE
A
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ZONE
B
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ZONE
C
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Rentrée
scolaire
des enseignants
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Lundi
[01-09-03]
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Lundi
[01-09-03]
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Lundi
[01-09-03]
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|
Rentrée
scolaire
des élèves
|
Mardi
[02-09-03]
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Mardi
[02-09-03]
|
Mardi
[02-09-03]
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Toussaint
|
Du
mercredi
[22-10-03]
au lundi
[03-11-03]
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Du
mercredi
[22-10-03]
au lundi
[03-11-03]
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Du
mercredi
[22-10-03]
au lundi
[03-11-03]
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Noël
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Du
samedi
[20-12-03]
au lundi
[05-01-04]
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Du
samedi
[20-12-03]
au lundi
[05-01-04]
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Du
samedi
[20-12-03]
au lundi
[05-01-04]
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Hiver
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Du
samedi
[07-02-04]
au lundi
[23-02-04]
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Du
samedi
[21-02-04]
au lundi
[08-03-04]
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Du
samedi
[14-02-04]
au lundi
[01-03-04]
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Printemps
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Du
samedi
[03-04-04]
au lundi
[19-04-04]
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Du
samedi
[17-04-04]
au lundi
[03-05-04]
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Du
samedi
[10-04-04]
au lundi
[26-04-04]
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Début
des vacances d'été *
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Mercredi
[30-06-04]
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Mercredi
[30-06-04]
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Mercredi
[30-06-04]
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(*)
Les enseignants appelés à participer aux
opérations liées aux examens sont en service
jusqu'à la date fixée pour la clôture
de ces examens par la note de service établissant
le calendrier de la session.
Pour tous renseignements complémentaires :
http://www.education.gouv.fr/prat/cal.htm
Corse, départements d'outre-mer et territoires
d'outre-mer :
Corse
Guadeloupe
Guyane
Martinique
Mayotte
Nouvelle-Calédonie
Polynésie
française
Réunion
St-Pierre
et Miquelon
Wallis
et Futuna
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JOURS FÉRIÉS EN FRANCE
-
Le Jour de l'an : 1er Janvier
- L'Epiphanie - Galette des Rois
: 6 Février
- Mardi Gras : Date non fixée
- La Chandeleur : Date non
fixée
- La Saint Valentin : 14 Février
- La Saint Patrick : 17 Mars
- La Fête du 1er Avril
: 1er Avril
- Pâques et le Lundi de Pâques
: Date non fixée
- Vendredi Saint : Date
non fixée
- La Fête du Travail :
1er Mai
- Fête de la Victoire de 1945
: 8 Mai
- La Fête des mères
: Le dernier dimanche de Mai
-
L'Ascension : Date non fixée
- La Fête des Pères
: Le premier dimanche de Juin
- Le Lundi de Pentecôte
: Date non fixée
- La Fête Nationale :
14 Juillet
- L'Assemption : 15 Août
- Halloween : 31 Octobre
- La Toussaint : 1er Novembre
- L'Anniversaire de l'Armistice
: 11 Novembre
- La saint Nicolas : 6 Décembre
- Le Jour de Noël : 25 décembre
- Le Lendemain de Noël
: 26 Décembre
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Mercredi
1 Janvier 2003
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Jour de l'An - 1 Janvier (tous les ans)
L´ère chrétienne a été
fixée au 1er janvier pour concorder avec
le calendrier de l´époque. Le calendrier
actuellement en vigueur (grégorien) est de
type solaire.
Il a été créé en 1582
par le pape Grégoire XIII pour corriger le
retard que prenait le calendrier julien, initialement
mis en place, sur le soleil. Les années sont
bissextiles lorsque le millésime est divisible
par 4, sauf 3 années séculaires sur
4, celles dont le millésime est multiple
de 100 sans l´être de 400. Ainsi, les
années 1700, 1800, 1900 sont communes alors
que l´année 2000 est bissextile. La
durée moyenne de l´année est
de 365, 2425 jours.
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Mercredi
6 Février 2003
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Épiphanie (Galette des Rois) - 6 Février
(tous les ans)
Rois mages, Befana et Saint Basile
On l'a vu dans les origines de Noël, les Rois
mages mettent un certain temps à rejoindre
le lieu de naissance de l'Enfant Jésus. Ils
sont porteurs des présents les plus précieux
de leurs trois continents. On les fête le
6 janvier. Mais surtout en Espagne, jour férié
ce jour-là. Ce sont les Rois mages qui distribuent
les jouets, en tout logique, reproduisant cette
dernière scène de la Nativité.
Avec mêmes croyances enfantines sur pour le
Père Noël, courrier aux Rois mages et
dépôt des chaussons auprès du
sapin.
En Italie, au sud principalement, plus loin des
traditions du nord de l'Europe, l'ambiance est tout
autre. La fée bienfaitrice Befana distribue
certes les cadeaux, comme le Père Noël,
pendant la nuit de l'Épiphanie
d'où
elle tire probablement son nom. Mais les enfants
désobéissants reçoivent un
bout de charbon tiré de son grand sac. A
la fois bonne et intraitable, tour à tour
Saint-Nicolas et Père Fouettard. Car elle
est vêtue de noir, et symbolise à la
fois le mal et la fin de la saison des nuits longues.
On retombe toujours sur les mêmes croyances
ancestrales, la peur de l'interminable nuit.
Un
peu plus près, les Bonnes Dames étaient
dans le Jura français et suisse de bonnes
fées porteuses de cadeaux.
Un
peu plus loin, en Grèce, c'est Saint Basile
qui est attendu avec impatience après Noël
par la mer, bien sûr ! C'est le 31 décembre,
où tout est fêté d'un coup !
Épiphanie
: suivons les mages
Épiphanie signifie « manifestation
» : Dieu se manifeste « aux nations
» en la personne des Rois Mages.
Les
enfants retiennent de cette fête surtout le
plaisir de la galette des rois et la joie de faire
avancer jusquà la crèche les
trois santons représentant Gaspard, Melchior
et Balthazar.
Mais
qui étaient les mages ?
On
en ignore le nombre et lorigine exacte.
Le
nombre de trois mages vient traditionnellement des
trois cadeaux évoqués par saint Matthieu
: lor, lencens et la myrrhe.
Loffrande
des mages est lexpression concrète
de leur adoration, la reconnaissance de leur dépendance
du Souverain Roi.
Lor
est le présent que lon donne à
un roi : les Mages reconnaissent en Jésus
le Roi de lunivers.
Lencens
est symbole de ladoration qui monte vers Dieu
: les Mages se prosternent devant lEnfant
de la crèche parce que lEsprit Saint
leur donne de croire que ce petit bébé
est vraiment Dieu.
La
myrrhe est un baume utilisé pour ensevelir
les morts : elle annonce le tombeau du Vendredi
saint et atteste que Jésus « a pris
notre condition dhomme en toutes choses, excepté
le péché ».
Ce
nest que vers le VI ème siècle
quapparaissent Gaspard, roi dArabie,
Melchior, roi de Perse et Balthazar, roi des Indes.
Les
mages nétaient pas des juifs : ils
représentent tous les « gentils »,
les non-juifs, tous les peuples de la terre pour
qui Jesus est né. Les mages, qui étaient
probablement des astronomes-astrologues, ont remarqué
une étoile inhabituelle. Ils comprennent
que cette étoile va les mener « au
roi des juifs qui vient de naître ».
Et sans hésiter, ils se mettent en route.
Mais arrivés à Jérusalem, ne
sachant plus où aller, ils sont guidés
par les explications des « princes des prêtres
et des scribes » qui se réfèrent
à la prophétie de Michée.
Le
voyage des mages na certainement pas été
facile et ils fallait quils soient habités
dune rare confiance pour parcourir ainsi,
quasiment à laveuglette, des centaines
et des centaines de kilomètres dans le seul
but de se prosterner devant un roi dont, finalement,
ils ne savaient pas grand-chose.
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Mardi
12 Février 2002
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Mardi Gras - (la date change selon les années)
Pourquoi un mardi ? Et pourquoi gras ?
Le temps de Noël est davantage marqué
par son ultime étape, l'Épiphanie,
que par son début, où l'Avent débute
dans la discrétion, et où les privations
initiales, synonymes de ressourcement, ont été
complètement oubliées.
Le temps de Pâques, lui, est marqué
chez les chrétiens par son étape initiale,
le Mercredi des Cendres. La tradition populaire,
jusqu'à aujourd'hui, en a plutôt marqué
la veille, un mardi, car c'est jour de festivités
: nous y voilà !
Donc le Mercredi des Cendres, en souvenir d'Adam
condamné après son péché
"à retourner poussière",
les chrétiens sont invités à
se purifier de leurs fautes. Conversion et pénitence
passent aussi par des privations, dès ce
1er Jour du Carême, et durant les 40 jours
de Carême. A l'issue de cette longue montée,
la fête de Pâques, qui célébrera
la mort et la résurrection du Christ.
Il faut donc bien marquer le coup avant que ces
privations ne commencent. D'où la veille,
le mardi, Mardi Gras, où l'on tuait le "Boeuf
gras", dernière viande permise avant
ce jeûne prolongé.
De mardi Gras en Carnaval
Une fois de plus, les racines du mot en disent long
: dans Carnaval il y a Carne, la chair, la viande.
En vieil italien, et en génois il y a peu
encore, Carneleva signifie "enlève chair"
: en clair, plus de viande ! Le mot italien Carnevale
en est une probable déformation, d'où
est vite apparu le mot français Carnaval
chez Rabelais par exemple au XVIè siècle.
Avant l'apparition de ce mot, la veille du Carême
était appelée "Carême Prenant".
En un mot, profitons en une dernière fois,
demain c'est Carême, car en Occident durant
des siècles cette période de vide
intérieur était respectée à
la lettre ! Pas d'alimentation carnée ni
graisseuse durant 40 jours, pour adultes ni pour
enfants, sinon amendes et autres punitions !
Vous
devinez la suite, elle est éternelle : le
Mardi Gras, dernier jour de bombance possible, a
bien sûr tourné au festin, dégénéré
en fête populaire, teintée au fil des
ans de traditions. Mais alors, croyez-vous vraiment
qu'une journée y suffise ? Certes non, d'où
un cortège de festoiements étalés
dans le temps qui démarrent dès
l'Épiphanie ! Et non pas comme on le croit
souvent de la Chandeleur, dont on ne fait au passage
que subtiliser quelques crêpes dévorées
au Mardi Gras ! Nous allons le voir, du Jour des
Rois (date fixe début janvier) au Mardi Gras
(en février ou mars), défilés
et mascarades se succèdent dans le monde
entier et sont autant de Carnavals colorés
et bruyants.
Et
dans carnaval, il y a aussi extravagant et grotesque.
Car il s'agit depuis le Moyen âge de parodier
des traditions populaires et religieuses.
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Mardi
12 Février 2002
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La Chandeleur - (la date change selon les
années)
Chandeleur, ça vient de chandelier ?
Oui, ou plutôt de chandelle. Une fois de plus,
comme nous l'avons vu pour la fête d'Halloween
et aussi pour celle de Sainte-Lucie - rattachée
maintenant aux festivités qui entourent la
Nativité - la fête de la Chandeleur
est liée à la LUMIÈRE. Mais
aussi à la PURIFICATION, la FÉCONDITÉ,
la PROSPÉRITÉ, toujours très
proches dans les croyances et traditions.
D'abord les romains
A l'époque romaine, on fêtait à
cette date, vers le 15 février, le dieu de
la FÉCONDITÉ Lupercus au cours des
Lupercales, Lupercalia, jours de la fertilité,
car c'était le début de la saison
des amours chez les oiseaux ! et nous verrons par
ailleurs qu'un certain Valentin, opposé aux
romains, a son mot à dire le 14 février
Encore les celtes !
Ensuite, il faut rappeler que l'on trouvait
un rite lié à la PURIFICATION chez
les Celtes, encore eux, ceux qui craignaient tant
le noir et le froid au soir de la grande nuit d'Halloween.
A l'inverse, l'hiver tirait à sa fin en février
: la fête d'Imbolc le 1er février (à
noter qu'ils avaient à nouveau un jour d'avance
sur la fête catholique !) était fête
de la purification de l'eau, pour s'assurer fertilité
et fécondité avec le retour de la
vie en cette fin d'hiver
Ensuite la naissance de Jésus
Là tout se complique et beaucoup de catholiques
ne savent plus trop de quoi il s'agit. Car le 2
février est officiellement aujourd'hui la
"Purification de la Vierge". Mais Dieu
a préservé Marie du péché
originel, alors pourquoi cette purification?
En fait Marie se sait simple mère et elle
est juive. Elle se conforme donc tout simplement
à la loi de Moïse, car selon les rites
hébraïques, la mère doit se présenter
au temple avec son enfant nouveau-né. Jésus,
enfant juif, est présenté au Seigneur
au temple par ses parents 40 jours après
sa naissance. On fait le sacrifice de tourterelles
ou de petits pigeons. Quoi qu'il en soit, Marie
rencontre Saint Simeon qui prophétise devant
elle le destin tragique de son fils. Lui qui jusque
là n'était que la lumière du
monde, le messie tant attendu.
Enfin l'église catholique
L'église avait entrepris dès la
fin de l'empire romain un vaste chantier de remplacement
des rites païens par des fêtes religieuses.
On l'a vu au sujet de Noël.
Ainsi le pape Gélase Ier au Vè siècle
(que nous retrouverons au sujet de Saint Valentin)
remplaça le vieux rite païen des lupercales,
rite de la lumière hérité des
romains par une fête religieuse, la fête
de la Chandeleur, où l'on commémore
40 jours après Noël un rite
hébraïque.
En orient, c'était jour chômé.
En occident, on portait des torches en procession,
signe de lumière. Cette fête devînt
du même coup en 1372 en Avignon fête
de la Purification de la Vierge.
De torche en chandelle
Mais Chandeleur vient précisément
de candela - la chandelle - reprise dans l'expression
Festa candelarum, fête des chandelles. Car
dans les églises, les torches sont remplacées
par des chandelles bénies que l'on conserve
allumées, autant pour signifier la lumière
que pour éloigner le malin, les orages, la
mort,etc.
et invoquer les bons augures à
veiller sur les semailles d'hiver qui produiront
les bonnes moissons de l'été prochain.
Les cierges bénis sont emportés dans
les foyers pour le protéger. Aujourd'hui,
on bénit les cierges pour rappeler que Jésus
est lumière du monde.
C'est pourquoi de nombreux dictons sont nés
de ce jour de février, sur le même
thème : "Rosée à la Chandeleur,
Hiver à sa dernière heure.",
"A la Chandeleur, L'hiver s'apaise ou reprend
vigueur", "A la Chandeleur le jour croît
de deux heures. Car les jours allongent sérieusement,
la végétation du blé en herbe
prend de l'importance, et une offensive de l'hiver
serait alors particulièrement cruelle.
Les
crêpes
Tous
ces symboles se retrouvent aujourd'hui dans cet
emblème de la Chandeleur qu'est la crêpe.
Ce disque doré rappelle lui aussi le soleil,
dont le retour commençait enfin à
se préciser les peuplades du Nord de l'Europe
et pour les Celtes. On dit aussi que notre pape
Gélase retapait avec des crêpes les
pèlerins arrivés à Rome en
pèlerinage. La crêpe est faite à
base du froment de la moisson précédente,
que l'on utilise ainsi en quantité car les
futures moissons ne sont plus très loin !
Voilà sans doute pourquoi la crêpe
est si populaire en Bretagne. Même si sa variante
au sarrasin est moins dorée mais permet des
mariages salés. Avec une bolée de
cidre, la fête est complète.
On
fait sauter la première crêpe sur
l'armoire, car elle ne moisira jamais. L'intérêt
de cette pratique peut paraître limité,
sauf si elle préserve de la moisissure
l'ensemble de la future récolte !
De
plus il faut les faire sauter avec une pièce
dans la main (un € bien sûr maintenant
)
afin de s'assurer prospérité toute
l'année. Le tout aux lueurs des chandelles,
qui par ailleurs éviteront à la
cuisine de rester enfumée pendant 3 jours
!
Les
crêpes ont envahi la Mardi-Gras aussi, mais
c'est une autre histoire
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Vendredi
14 Février 2003
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Saint Valentin - 14
Février (tous les ans)
Origines de la date
Nous vous l'avions promis à propos de la
Chandeleur, voici le moment de revenir sur ces fameuses
Lupercaliae romaines. Les romains quelque peu ripailleurs
on le sait, avaient fixé au 15 février
ces festivités, entièrement tournées
vers la fertilité, la fécondité,
en bref l'Amour
Car, coïncidence ou non,
c'est l'époque, au moins au centre de l'empire
romain, où les oiseaux entament leurs parades
amoureuses. En Gaule pourtant ils ne sont pas en
reste, comme l'atteste le proverbe "A mi-février,
bon merle doit nicher". Proverbe mieux adapté
en tout cas que "A la Saint Valentin, tous
les vents sont marins" !
Bref, lupercales viendrait de Lupercus, dieu de
la fécondité et aussi dieu des troupeaux,
ou bien sûr plus directement de lupus, le
loup. Car l'on n'oublie pas que Romulus et Remus,
célèbrissimes jumeaux co-fondateurs
de Rome, ont survécu grâce au sein
d'une louve. D'après la légende de
Romulus, cette louve qui venait de mettre bas pris
sous son sein nourricier les deux enfants abandonnés
à la crue du Tibre dans un panier, et portés
là au pied de cette grotte du Monte Palatino,
l'une des sept collines romaines, habitée
par la louve. Cette adoption momentanée par
le fauve nourricier et la vénération
au dieu de la fécondité en ce lieu
donna nom à la grotte, grotte du Lupercal.
Rappelons que les deux frères alors alliés
décidèrent de fonder une nouvelle
ville au pied du Palatin. Nous sommes alors en 753
av. JC.
Les
festivités qui en découlèrent
à Rome étaient fixées au 15
février et célébraient donc
la fertilité, avec bien entendu festins et
orgies variées. Clou des festivités,
la "course des luperques" autour du Mont
Palatin ou se situe la grotte, au cours de laquelle
les hommes fouettaient les femmes avec des lanières
prélevées sur des bêtes égorgées,
ce qui devait leur apporter fertilité et
délivrance
sans douleur, ainsi immunisées
sans doute.
Les
lupercales aujourd'hui oubliées eurent la
vie dure jusqu'au Vè siècle, où
Rome déclinante, en passe devenir un amas
de ruines, est devenue chrétienne et même
capitale du monde chrétien, où siège
le successeur de Saint-Pierre. Gélase 1er,
48è pape (eh oui, déjà) de
492 à 496, pilier de la primauté de
l'église romaine et initiateur de la fête
catholique de la Chandeleur, abolit aussi cette
fête purement païenne en montant en épingle
la fête la plus proche sur le calendrier des
saints : Valentin. Mais qui était-il ce Saint,
promu ainsi protecteur des amoureux ?
Les origines de Valentin
Valentin vient probablement du latin valens, qui
signifie plein de vigueur. Mais pas forcément
plein de valeur ! Il est aussi intéressant
de noter que "galant" et galantin"
proches phonétiquement de notre "valentin"
signifiaient à l'origine vif, bouillonnant.
Il y aurait-il eu fusion et confusion de ces termes
? Et la galanterie désignait au XVIè
siècle un acte de bravoure. Il y a de la
vigueur aussi là-dedans ! Quant à
galantine, cela viendrait de gélatine, d'une
autre connotation
Mais
revenons au premier Valentin. Prêtre romain
du IIIè siècle, Valentino (Valentinus
en latin) a été martyrisé sous
l'empereur Aurélien en 270 et devient San
Valentino. Ce Saint a peut-être commis quelque
miracle, mais rien n'atteste une relation directe
avec ceux qui s'aiment. Valentino est aussi évêque
de Terni, du côté de Rome en Ombrie,
martyrisé et lui décapité à
Rome en 273, sous Claude II. Avouons qu'il est difficile
de savoir, à quelques années près,
lequel peut revendiquer d'être notre Saint
patron.
Par
extension depuis le XVIIè siècle,
un valentin est un heureux garçon choisi
par une jeune fille. En un mot, le bien-aimé.
Valentine est sa version féminine (il s'agit
alors d'une martyre du début du IVè
siècle et fêtée le 25 juillet).
A noter la proximité de sens avec Philippine,
qui viendrait de l'allemand Vielliebchen, ou bien-aimé.
La
Saint Valentin dans l'Indre...
La Saint-Valentin se fête traditionnellement
depuis le Moyen-âge en Angleterre et semble-t-il
en France, ou une jeune fille choisit son bien-aimé,
son valentin. Et réciproquement si affinité.
Et attention à la concurrence ! Les Catherine
de la Sainte-Catherine précédente
ne doivent pas se sentir en reste. On échange
des billets doux sur la base "je serai ton
Valentin, tu seras ma Valentine". Avec l'arrivée
du printemps, les coeurs sont en émoi.
Saint-Valentin,
petit village et paroisse de l'Indre actuelle, est
aussi au XIIè siècle une seigneurie
du Berry, entre Issoudun et Châteauroux. Aujourd'hui
aussi sommet chilien ou modestes cités équatoriennes
et autrichiennes, Saint-Valentin n'en demeure pas
moins une bourgade berrichonne qui a donné
leurs lettres de noblesse aux fiancés. On
y fête le Saint à une époque
où le printemps arrive, la nature se réveille,
les coeurs se réchauffent, là encore
le cycle du soleil est fortement à l'origine
d'une coutume, le temps a passé mais notre
perception de dame-nature n'a pas changé
depuis les romains. D'ailleurs la fête des
Brandons est encore vive dans de nombreuses régions,
où les jeunes s'embrassent (et s'embrasent
!) en fin d'hiver. Car le brandon est ce rameau
de bruyère imbibé de matière
inflammable qui sert à embraser les friches.
En
France, il est représenté en homme
d'église, quelquefois évêque,
à la manière de Saint Nicolas. Dans
l'Indre les timides défilés d'antan
ont fait place jusqu'à aujourd'hui à
un rassemblement de fiancés international,
avec bals, bénédiction, etc
depuis que la Saint-Valentin est devenue "fête
des Amoureux" en 1965, immortalisée
à cette époque par deux initiatives
:le tirage de la Saint-Valentin de notre bonne vieille
Loterie Nationale dans la capitale du Berry, à
Châteauroux, et l'habitude que prît
le dessinateur français Raymond Peynet, récemment
disparu, de dessiner des cartes de voeux renouvelées
chaque année. Comme ici cette place Fürstenberg
à Paris que tous les amoureux parisiens se
doivent de connaître
Un Valentin se doit au minimum d'offrir des fleurs
à sa Valentine. Un peu partout la Saint-Valentin
est devenue une fête commerciale, l'occasion
d'échanger de menus ou gros cadeaux, ou
en ville d'aller au restaurant ou au cinéma
en amoureux. Dans les provinces françaises,
la coutume a essaimé et s'est perpétrée
depuis le Moyen-âge avec des variantes régionales.
...
Et ailleurs
En
Autriche - à Sankt Valentin bien sûr
- ont lieu des défilés dans les rues.
En Allemagne on fête un autre Valentin, Saint
Valentin de Rhétie, du Vè siècle.
Il est représenté dans les églises
comme le protecteur des enfants épileptiques,
car il est censé guérir de cette horrible
maladie.
En
Angleterre, ou Roméo & Juliette ont toujours
l'audience que l'on sait, on s'offre des coeurs
en carton. En Amérique du Nord, des emails
!
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Dimanche
17 Mars 2003
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Saint Patrick - 17
mars (tous les ans)
Il n'était pas irlandais, donc il n'avait
peut-être pas les yeux verts. En tout cas
il a vécu dans ce pays merveilleux, au milieu
des bruyères, des rhododendrons, des trèfles
et des irlandaises, aux yeux encore plus verts que
les prairies bien grasses et le trèfle
le trèfle, à trois feuilles seulement,
devenu emblème national de l'île.
D'ailleurs ici, tout est vert, sauf la bière
et le whisky qui, dit-on, est né ici. Pour
le reste, bien des légendes circulent sur
l'histoire vraie de Saint Patrick, mais une sorte
de testament en latin, nommé Confessio, atteste
d'une vie mouvementée et bien remplie
Son nom est issu du latin Patricius, ce qui signifie
en latin rien moins que "Noble". Noble
de coeur sans aucun doute, Saint Patrick est né
à la fin du IVè siècle dans
un petit village écossais. Son père
était modeste décurion de l'armée
romaine mais chrétien. Son destin bascula
à l'adolescence, à 16 ans, quand il
fût enlevé par des pirates, probablement
au Pays de Galles, puis vendu comme esclave en Irlande,
ou il exerça comme berger, détenu
avec plusieurs milliers de personnes. L'Irlande
était celte depuis le IVè siècle.
Il allait y apprendre la langue irlandaise, ce qui
lui serait utile plus tard. Dieu lui apparut peu
à peu. Il s'enfuit quelques années
plus tard, des songes l'ayant conduit à s'évader
et à prendre le bateau, protégé
par la puissance divine, pour son pays natal. Il
échoua après trois jours de mer sur
un rivage inconnu, puis traversa pendant vingt-huit
jours des contrées inhabitées. Il
était en Gaule. Tout d'abord prêtre,
dans le sillage de Saint Germain d'Auxerre, celui-ci
le nomma évêque. De sa propre confession,
d'autres songes l'ont conduit à devenir missionnaire
dans son pays de détention, l'Irlande. Sa
mission serait d'initier la conversion de ce pays
au catholicisme. Il retourna là-bas, réussit
à convertir le roi au pouvoir, et malgré
de fortes oppositions fonda alors de nombreux monastères,
construisit des églises, et surtout forma
des apôtres à poursuivre sa mission,
dont Saint Colomba. Après avoir rencontré
le Pape et fondé sur place son évêchéà
Armagh, cité devenue centre catholique de
l'Irlande en ce Vè siècle. Il a parcouru
toutes les contrées celtiques de la région
et mourut dans la solitude en 461, à environ
70 ans.
Patrick est Saint patron de l'Irlande et
des ingénieurs. De nombreux prénoms
sont apparentés : Patrizio, Patrizia, Patricia,
Patrice
De Patrice sont nés deux dictons fameux
:
"Quand il fait doux à la Saint Patrice
de leurs trous sortent les écrevisses."
"Sème des pois à la Saint Patrice
tu en auras à ton caprice."
De nombreuses cités américaines portent
son nom, conséquence bien sûr de l'immigration
irlandaise consécutive à la "grande
famine" de 1845. La cathédrale Saint-Patrick
construite en 1858 à New-York, dont elle
occupe à elle seule un quartier, est la plus
grosse cathédrale catholique romaine des
USA.
Visitez
tout de suite un site irlandais vrai de vrai sur
le Festival de St Patrick : http://www.stpatricksday.ie
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Mardi
1 Avril 2003
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Fête du 1er Avril - 1
Avril (tous les ans)
Avril, le soleil quitte le mois des poissons. Et
le poisson amorce sa période de reproduction.
Naguère, le Premier avril était l'occasion
de se moquer gentiment des pêcheurs encore
bredouilles en ce jour de fermeture, dernier espoir
de prendre un poisson : on jetait à la rivière
quelque hareng : poisson d'avril !
En
fait il faut remonter à Charles IX, qui décida
en 1564 à faire commencer l'année
en janvier. Avant lui, il n'y a donc pas si longtemps,
la nouvelle année débutait le 25 mars.
L'on s'offrait comme aujourd'hui quelque cadeau
pour fêter l'événement. La date
changea et la coutume persista, mais devant l'incongruité
de cette pratique on en vînt rapidement à
faire de faux cadeaux, raconter des blagues, propager
des fausses nouvelles, l'unique but étant
de faire une farce.
Si
la date avait changé, le poisson commençait
toujours sa période de reproduction. De plus,
n'oublions pas que cette période correspond
à celle du carême. On mange maigre
et le poisson est la seule viande permise. Et plus
facile à accrocher qu'un boeuf !
Voilà
pour la France. Cette pratique a lieu aussi en Belgique,
Allemagne, Angleterre. En Ecosse, à All Fool's
Day le but est de recevoir un coup de pied dans
le postérieur, ce qui porte bonheur. Les
passants arborent donc des panneaux incitatifs ("a
kick please", "kick me").
Les symptômes
-
Jour de blagues donc, ou plutôt de mauvais
tours. Les fausses nouvelles vont bon train entre
amis, en famille ou au bureau. Les médias
depuis quelques années s'en donnent à
coeur-joie, avec de fausses nouvelles - plausibles
- à la une.
- On
accroche un poisson d'avril dans le dos de sa victime.
Que l'on soit grand ou petit. En feignant de trouver
une tache, paf !, et tous les ans on se fait prendre.
- Le
poisson est le plus souvent en papier, colorié
et découpé et accroché à
un fil ou à du ruban adhésif, c'est
indolore et c'est mieux quand c'est collant.
- Le
mal sévit en priorité à l'école,
y compris au dos des professeurs, au tableau et
partout dans la classe avant les cours. A la sortie,
les passants sont contaminés aussi.
- Mais
attention, il faut jouer son tour avant midi, pour
porter bonheur, sinon on pourrait bien en être
soi-même victime !
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Pâques
et Lundi de Pâques
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Dimanche
20 Avril et Lundi 21 Avril 2003
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Pâques
et Lundi de Pâques - (la date change selon
les années)
En 325, Le Concile de Nicée détermina
la date de Pâques. On détermina la
Pleine Lune comme étant le 14e jour d'une
lunaison* on fixa la date de Pâques à
partir de la lettre dominicale** et de l'épacte***
Avec la convention d'un équinoxe fixé
ne varietur au 21 mars, des algorithmes purent être
élaborés pour assigner à Pâques
de n'importe quelle année une date a priori
différente de celle que vous calculeriez
si vous cherchiez quel dimanche suit la PL
* Durée comprise entre deux nouvelles lunes
consécutives : 29 j 12 h 44 min 2,8.
** La lettre dominicale indique le calendrier de
l'année
*** Âge de la lune au 1er janvier, diminué
d'une unité, en convenant d'appeler 0 son
âge la nouvelle lune.
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Vendredi
Saint
(Moselle et Alsace seulement)
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Vendredi
18 Avril 2003
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Vendredi Saint (Moselle et Alsace seulement)
- (la date change selon les années)
Commémore la mort de Jésus Christ
sur la croix. En Alsace et en Moselle ce jour du
Vendredi Saint demeure une fête chômée.
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1
Mai 2003
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Fête du Travail - 1 Mai (tous les ans)
Chicago, samedi 1er mai 1886 une grève pour
la journée des 8 heures mobilise 350.000
salariés et paralyse l'industrie dans tout
le pays. Le lundi, les manifestations continuent.
La police tire sur la foule. Le mardi, Chicago est
à nouveau en grève.
Suite à une bombe jetée dans leurs
rangs, les policiers tirent. Bilan : 12 morts dont
la moitié de policiers. 8 anarchistes seront
condamnés à mort et exécutés.
En 1889, l'Internationale Socialiste réunie
à Paris déclare le 1er mai "journée
internationale de lutte des travailleurs".
Les Soviétiques reprendront cette célébration
à leur compte, puis les nazis et enfin, en
France, le régime de Vichy (1940-1944), qui
lui donne une nouvelle orientation, la "Fête
du Travail".
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Jeudi
8 Mai 2003
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Fête de la Victoire 1945 (en Martinique
: éruption de la Montagne Pelée 1902)
- 8 Mai (tous les ans)
Fête de la victoire le 8 mai 1945 - 2ième
guerre mondiale.
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Dimanche
25 Mai 2003
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Fête des mères - Le dernier dimanche
de mai
Cette fois nous partons de Grèce. Rappelez-vous.
Les grecs anciens fêtaient leur déesse
Rhea au printemps. Pour les romains, un peu plus
tard, la fête des Matraliae (du latin Mater,
mère) se situait en juin. Puis ce sont les
anglais au XVIème siècle qui ont donné
le signal de départ du jour de fête
actuel, en instaurant un dimanche de fête
des mères. Notre brave Napoléon, encore
lui, décida bientôt de créer
cette fête officielle. Au printemps toujours.
La France, qui par le biais de nombreuses associations
depuis la toute fin du siècle, tentait de
lutter contre sa "dépopulation"
organise des "Fêtes des enfants"
ici et là, mettant en avant les vertus de
la famille et prônant l'importance de la fécondité,
la mère étant toutefois en arrière-plan.
Puis
au début du XXème siècle ces
manifestations connaissent des variantes, fêtes
de la famille ou manifestations familiales à
l'occasion de la fête nationale du 14 juillet
par exemple, avec une forte contribution des enfants.
Et c'est la grande guerre. Les américains
qui avaient opté pour un vrai "Mothers
Day" le deuxième dimanche de mai à
la fin du XIXème siècle, la développent
ardemment durant la première guerre mondiale,
éloignement oblige. Les français chargés
du courrier constatent alors des envois massifs
à cette date qui leur est mystérieuse.
Et la France ayant encore plus besoin de se repeupler
après la guerre 14-18, cette coutume bien
implantée outre-atlantique de "Fête
des Mères" va faire des émules.
Dans le même temps, en pleine guerre, la municipalité
parisienne organise une "Fête des familles
nombreuses" dans les locaux de la SNHF, Société
nationale d'Horticulture de France, aujourd'hui
mieux armée pour parler jardin que familles
exemplaires ! Suivie à Lyon d'une "Journée
des mères" en 1918, puis d'une "Journée
des mères de familles nombreuses" en
1919, fixé au 15 août, jour de l'Assomption
de Marie, mère de Jésus. De nombreuses
manifestations se déroulèrent en province,
mais l'institution n'était pas encore établie.
C'est en 1920, et en mai cette fois, que le projet
aboutit, permettant aux "mères méritantes"
de recevoir des fonds d'une collecte publique recueillis
à leur intention, et la fameuse médaille
d'or remise à une mère de treize enfants.
On
en est loin aujourd'hui. Voici donc une fête
à laquelle on reproche volontiers d'être
purement commerciale, alors que la cause qu'elle
devait servir au départ n'avait rien de mercantile
Mais le succès avait cette fois été
grand, et national. Le gouvernement d'alors décida
d'instituer l'événement en "Journée
des mères", qui sera officialisée
en 1928.
Cette
fête est régie par une loi depuis le
24 mai 1950, suivie deux ans plus tard par la Fête
des pères. Égalitédes sexes
oblige ? L'esprit de la loi reste que la République
française se doit de rendre hommage aux mères
françaises chaque année à l'occasion
d'une journée consacrée à cette
célébration.
Elle
est fixée au dernier dimanche de mai, sauf
(voir notre chapitre sur Pâques) si celui
si est le dimanche de Pentecôte. Dans ce cas
assez exceptionnel, la Fête des mères
est reportée au premier dimanche de juin.
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Jeudi
29 Mai 2003
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Ascension - (la date change selon les années)
LAscension se fête quarante jours après
Pâques, toujours un jeudi. Jésus ressuscité,
après leur être apparu plusieurs fois,
rassemble ses disciples et leur donne lordre
de baptiser et denseigner. Puis il monte au
ciel pour retourner vers Dieu son Père.
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Dimanche
1er Juin 2003
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Fête des pères - Le premier dimanche
de Juin
Dieu créateur a de tout temps été
nommé Dieu le Père. Puis Abraham,
Père des croyants, du XIXème siècle
avant JC, patriarche biblique dans le sens d'ancêtre
de plusieurs lignées, car les peuples juifs,
arabes et chrétiens revendiquent être
de sa descendance. Puis les romains avaient leurs
pères, les empereurs nommés Pères
de la Patrie, tel Auguste. D'ailleurs Père
vient de Pater, tantôt créateur,
tantôt emprunt de sentiments paternels à
la fois tendres, autoritaires et protecteurs.
Et chez les chrétiens, les pères
étaient bien sûr les membres du clergé,
origine que l'on retrouve dans le pape nommé
Saint-Père par les catholiques.
Sans
remonter au Pater familias romain, dont le terme
usuel aujourd'hui évoque l'autorité
plus que la tendresse, ce sont à nouveau
les américains, comme pour les mamans,
qui ont consacré les premiers un moment
aux papas. Car il fallait rendre les deux sexes
égaux, mais cette fois à l'envers
! Calvin Coolidge, Président oublié
de 1924 à 1929, inaugure son mandat par
la création d'un jour spécial
dédié aux papas, et Lyndon Johnson,
successeur de John F. Kennedy, fixe cette fête
au troisième dimanche de juin en 1966.
Comme en France, alors que la date diffère
des États-Unis pour la Fête des
Mères. On ne peut pas toujours être
égaux !
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Lundi
9 Juin 2003
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Lundi de Pentecôte - (la date change selon
les années)
Jour de congé ajouté à la
suite du septième dimanche après
Pâques, qui célèbre la descente
de l'Esprit-Saint sur les apôtres. Parmi
d'autres phénomènes, les langues
leur furent révélées.
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Lundi
14 Juillet 2003
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Fête Nationale - 14 Juillet (tous les
ans)
Calendrier républicain adopté par
la Convention le 5 octobre 1793 : "L´ère
des Français commence le 22 septembre 1792
de l´ère vulgaire, jour où le
Soleil est arrivé à l´équinoxe
vrai d´automne, à 9 heures 18 minutes
30 secondes du matin pour l´Observatoire de
Paris". Automne : Vendémiaire, Brumaire,
Frimaire ; Hiver : Nivôse, Pluviôse,
Ventôse ; Printemps : Germinal, Floreal, Prairial
; Été : Messidor, Thermidor, Fructidor.
Jours de la décade : Primidi, duodi, tridi,
quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octodi, nonidi
et décadi. Les 5 jours complémentaires
sont appelés jours des sanculottides. Les
années bissextiles sont appelées années
sextiles.
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Vendredi
15 Août 2003
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Assomption - 15 Août (tous les ans)
Privilège en vertu duquel la Vierge Marie
a été transportée au ciel dès
la fin de sa vie terrestre. Fête liturgique
qui rappelle cet événement et que
l'on célèbre le 15 août.
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Vendredi
31 Octobre 2003
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Halloween - 31 Octobre (tous les ans)
Chez les Celtes
Les
origines apparaissent lointaines, plutôt sombres,
tirant sur le noir foncé !Bien avant notre
ère chrétienne et même les derniers
druides gaulois qui se réunissaient sous
les chênes de nos épaisses forêts
armoricaines, les ancêtres de ces gaulois
croyaient que le Seigneur de la Mort, un certain
Samhain, soccupaient de nos chers disparus
la veille de la Toussaint.
Ce Samhain venu de Celtie sappelait Samonios
chez nous autres gaulois.
En fait en ce jour noir il sagissait de la
fin de la belle saison, les récoltes terminées,
le bétail rentré, le dieu soleil était
remercié de ses belles moissons, les jours
raccourcissaient et la saison du noir et des morts
débuterait le lendemain, que lon peut
placer le 1er novembre. Ce jour hors du temps, ni
dernier de lété ni premier de
lhiver, était consacré aux disparus,
tout aussi intemporels, venus spécialement
de lau-delà pour rencontrer les lieux
et êtres quils avaient chéri
de leur vivant. En fait on imaginait la visite fraternelle
dun proche, disparu dans lannée
écoulée, guidé par la lueur
des bougies vacillantes.
Mais une cohorte dautres esprits mauvais et
de sorcières indésirables les accompagnaient,
et les grands feux nocturnes étaient sensés
les tenir à distance.
La bise inquiétante à lentrée
de lhiver et les nuages cachant la lune achevaient
lambiance
On mettait à profit cette longue nuit de
Samhain pour débuter des célébrations,
la grande fête annuelle allait durer une bonne
quinzaine de jours.
En cette nuit, les foyers du village étaient
progressivement éteints, puis on chargeait
les druides de recréer le feu de lannée
nouvelle en frottant les branches de chêne
sacré. Chaque chef de foyer emportait chez
lui un peu de ce feu sacré, qui protégerait
la famille une année durant. Inutile de préciser
que les mauvais esprits étaient sensés
senfuir devant ce nouveau feu purificateur
La fête se prolongeait toute la nuit, puis
les jours suivants pendant souvent une bonne quinzaine,
le temps de faire fuir les mauvais esprits. Pour
sen assurer, nos ancêtres revêtaient
des costumes horribles, se maquillaient à
faire peur, coutume que lon retrouve dans
la fête dHalloween. Et on festoyait,
sous forme de festins de viandes grasses accompagnées
dhydromel et de cervoise (bière dorge
à peine fermenté).
Chez les Romains
De leur côté, nos amis romains ressentaient
aussi sombrement la fin de la belle saison, marquée
par les dernières récoltes. Ainsi
la fameuse déesse Pomone, était-elle
fêtée ce même dernier jour doctobre.
On la remerciait pour sa prodigalité (on
se régalait des dernières pommes et
poires) et on avait en ces jours de plus en plus
sombres, une pensée pour ses morts. Le culte
des morts était né.
Dans la vieille Europe
Eh
bien rien de tel ! Le pape Grégoire III officialisa
dans le calendrier catholique la fête de Samain
en novembre. Son successeur Grégoire IV,
au IXè siècle, décida de fêter
ainsi tous les Saints et de placer cette «
Toussaint » le 1er novembre. On peut dire
quil sagit du premier des trois jours
de toute fête celtique, consacré à
la mémoire des « saints ». Cest
donc à cette date du calendrier catholique
que le mot anglais Halloweve, veille de la
Toussaint, fête de tous les Saints, fait référence.
Lorthographe actuelle est dérivée
de « Halloween » (de langlais
to hallow, sanctifier), dérivant elle-même
de All Hallow Eve (étymologiquement«
la veille au soir de la fête de tous les Saints
»).
Odilon de Cluny, au XIè siècle, institua
le lendemain, 2è jour de fête, le 2
novembre « Jour des morts ». Quant au
troisième jour traditionnel de toute fête
celtique, consacré aux festivités
interminables, le calendrier catholique la
passé à la trappe
La culture celtique avait donc été
balayée progressivement de notre pays. Les
peuples celtes, repliés du côté
de lEcosse, de lIrlande, de toutes les
îles britanniques avaient perpétué
plus longtemps que nos gaulois la pratique de lHalloween.
Mais lère chrétienne avait effacé
de notre continent et de ses îles toute pratique
officielle de lHalloween.
De
la vieille Europe au Nouveau Continent
Exportée
en Amérique du Nord par des colons en mal
de racines, Halloween a traversé là-bas
les derniers siècles pour devenir une fête
espiègle, réservée jusquà
peu de temps aux seuls enfants, et depuis la fin
du XIXè siècle fête nationale
aux États-Unis le 31 octobre.
Il subsiste des colons un plat irlandais typique
: « Callcannon », à base de pomme
de terre et panais en purée, auquel on ajoute
des oignons fondus, le tout gratiné au four.
Pomme de terre à lorigine on le sait
de la grande famine de 1846 et de la vague démigration
irlandaise vers le nouveau continent, emportant
avec eux leurs coutumes, leur bière et leur
Jack...
Jack-O-Lantern
Les
enfants se chargent pour loccasion de creuser
les citrouilles et de les éclairer de lintérieur
avec une bougie. Mais doù vient cette
étrange habitude ?
Les pommes de terre - irlandaises bien sûr
- sont encore de la fête : à lépoque,
la citrouille nest pas encore un légume
très prisé. On choisit plutôt
les légumes-racines ou tubercules les plus
gros et les plus difformes du jardin : rutabagas,
navets et bien sûr pomme de terre, on les
évide et on les sculpte en visages grimaçants.
En Bretagne, on utilisait des grosses betteraves
fourragères. Une bougie à la lueur
vacillante à lintérieur et la
vision effrayante est parfaite pour marquer la nuit
de lHalloween toujours chère au cur
des petits irlandais.
Mais soyons plus précis. Un vieux conte irlandais
prénommé Jack, particulièrement
avare et porté sur la bouteille, rencontre
une nuit le Diable dans un pub irlandais. Peu prompt
à vendre son âme au Diable, la légende
raconte que Jack se moque de lui régulièrement
au cours de leurs rencontres, ce qui lui interdit,
au jour de sa mort, daller en Enfer. Et par
son avarice, il ne peut bien sûr accéder
au Paradis. Plongé dans le noir, Jack réussit
à obtenir du Diable un peu de charbon ardent
pour éclairer sa route, quil promène
dans un gros navet évidé. Le voici
donc condamné à errer dans les rues,
une lanterne à la main, jusquau jugement
dernier.
Et voilà nos immigrants irlandais aux États-Unis,
le navet devient citrouille, de cette forme américaine
particulière.
Trick or Treat
Étymologiquement : « donnez-moi
quelque chose ou je vous jette un sort ».
En voilà lexplication : depuis le début
du siècle, après de longs préparatifs
courant octobre, les gamins se déguisent,
se griment, hantent les rues envahies de pétards
et partent en quête de butin
de friandises.
Les pauvres victimes rencontrées dans les
rues doivent donner de menus cadeaux. Quelques années
plus tard, on prend lhabitude de rançonner
de façon plus organisée. On frappe
aux portes et on réclame son dû sans
ménagement, que la victime semploie
à déposer dans une chaussette ou autre
épuisette de fortune. Pour les kids américains,
cette soirée est maintenant devenue la grande
fête de lannée.
Les maisons complices sont signalées par
une citrouille creusée et éclairée.
La citrouille éteinte indique quil
ny a rien à gagner !
Le butin acquis, les enfants rentrent sagement déguster
le tout en famille, en chantant et racontant les
dernières histoires à faire peur.
Les enfants sont complices des mauvais et des bons
esprits qui hantent nos cités la nuit de
lHalloween. Ce monde de mystère, hanté
par les squelettes, les pirates, les sorcières
et autres fantômes, a acquis un relief particulier
par la présence active des enfants qui relaient
ainsi les morts venus parmi les vivants une dernière
fois en cette folle nuit, seulement éclairée
par la lueur peu rassurante des citrouilles blafardes...
Les adultes, quant à eux, hantent les bars
affreusement décorés et on boit toute
la nuit.
La
déco dHalloween, rituel des temps modernes
La
reine de la soirée est la citrouille. Sous
toutes ses formes, notamment les grosses «
courges » de forme typiquement anglo-saxonne,
quil faut absolument cultiver pour loccasion.
Nous y revenons par ailleurs.
Mais les costumes, déguisements et maquillages
font recette : sorcières, vampires, squelettes,
ossements, loups-garous et autres fantômes.
Halloween se passe aussi de plus en plus dans lassiette,
avec des recettes aussi diététiques
quépouvantables.
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Samedi
1 Novembre 2003
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Toussaint - 1 Novembre (tous les ans)
Dans l'Église catholique, fête de tous
les saints, en particulier de ceux qui ne figurent
pas au calendrier liturgique. Elle a lieu le 1er
novembre (à ne pas confondre avec la fête
des morts, célébrée le 2 novembre[souvent
appelée aussi,abusivement,Toussaint]).
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Anniversaire
de l'Armistice
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Mardi
11 Novembre
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Anniversaire de l'Armistice - 11 Novembre (tous
les ans)
Anniversaire de lArmistice qui a mis fin à
la première guerre mondiale, en 1918.
En France, l'anniversaire de l'armistice ne tarde
pas à devenir une commémoration majeure
de la vie nationale, avec dépôt de
gerbes devant les monuments aux morts de chaque
village et sur la tombe du Soldat inconnu, sous
l'Arc de Triomphe.
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Samedi
6
Décembre 2003
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Saint Nicolas - 6 Décembre (tous les
ans)
La
Légende de Saint Nicolas
Saint Nicolas est Nicolas de Myre, évêque
de cette ville d'Asie Mineure (aujourd'hui en Turquie)
au IVe siècle. Il serait né aux environs
de 250-270 et décédé entre
310 et 350, bien sûr un 6 décembre.
La conviction chrétienne de Saint Nicolas
le fit beaucoup souffrir au début. Dioclétien,
l'empereur régnant était cruel avec
les chrétiens. Il fut arrêté
et emprisonné et dût s'exiler un certain
temps.
Il
fit un pèlerinage en Égypte et en
Palestine et fut nommé évêque
de Myre à son retour pour succéder
à son oncle, décédé.
Son élection relève de la légende
: les évêques rassemblés pour
désigner le successeur de l'évêque
de Myre entendirent une petite voix leur demandant
d'élire celui qui entrerait le premier dans
l'église le lendemain matin. Ce fût
Saint Nicolas.
En 313, l'empereur Constantin instaura la liberté
de religion. Saint Nicolas aurait été
présent lors du concile de Nicée,
mais un doute subsiste sur sa présence.
Avant sa mort, Saint Nicolas s'était présenté
devant le Saint-Père à Rome et séjourna
à son retour dans la ville de Bari en Italie
méridionale.
Il fut enterré à Myre.
Dès le VIe siècle, le culte de Saint
Nicolas se répand, notamment en Grèce
et dans l'Empire Byzantin où l'Empereur Justinien
1er fit construire une église en son honneur
à Constantinople.
En République tchèque, 124 églises
lui sont consacrées. Son culte se propage
dès le VIe siècle, où il est
vénéré comme protecteur des
chrétiens devant les mécréants.
En Italie, le culte a commencé lorsque ses
reliques furent ramenées à Bari par
des soldats partis combattre les turcs à
Myre.
En Allemagne, le culte commença sous l'empereur
Otto II, au Xe siècle, sûrement sous
l'influence de sa femme, la grecque Théophane.
En France, le culte de Saint Nicolas se propagea
du Nord de la France vers l'Est, jusqu'au nord des
Alpes. On sait aujourd'hui, qu'il est très
présent dans l'Est de la France.
Au XVe siècle, ce culte est répandu
dans l'Europe entière, plus particulièrement
pour les églises latine, orthodoxe et grecque.
Les miracles de Saint Nicolas
Après sa mort, les légendes sur Saint
Nicolas sont apparues et sont assez nombreuses.
A chacun de ses miracles est attribué le
patronage d'une confrérie, d'un métier
ou d'une région.
Il est le Saint Patron de la Lorraine, le patron
des jeunes hommes à marier.
Il est le protecteur des enfants et surtout des
écoliers. En Lorraine, Saint Nicolas passe
encore dans les écoles maternelles.
Au Xe siècle, en Allemagne, il est déjà
fêté comme le patron des commerçants,
des boulangers et des marins.
On lui connaît plusieurs bienfaits et miracles
:
- l'aide aux 3 jeunes filles de Myre que leur père
voulait vendre en esclavage
- l'aide aux marins et aux pêcheurs en difficultés
- la protection des veuves, des enfants et de toute
personne lésée
- la résurrection de trois soldats condamnés
injustement
- la résurrection des enfants du saloir
- la multiplication du blé pour assurer le
pain aux personnes souffrant de la famine
Après sa mort, quand on priait Saint Nicolas,
des miracles se produisaient :
- Des chevaliers enchaînés par des
infidèles furent miraculeusement transportés
devant le portail de l'église de Saint-Nicolas-de-Port.
- La légende de l'enfant bouilli
- Deux sources ont jailli de sa tombe
Lorsque ses reliques furent amenées en Italie,
elles accomplirent beaucoup de miracles: elles protégèrent
des voleurs et du diable ; et ramenèrent
à leurs parents des enfants perdus ou volés.
Légendes
et miracles
Les
trois jeunes filles
L'histoire raconte que le père de ces trois
jeunes filles, un noble appauvri, était sur
le point de les vendre comme esclaves afin d'améliorer
le quotidien. Saint Nicolas serait venu pendant
3 nuits lui donner des pièces d'or (selon
les versions, par la cheminée ou par la fenêtre),
afin qu'il puisse rembourser ses dettes et puissent
même pourvoir ses filles d'une dot. Il libéra
ainsi ces filles d'un esclavage certain et elles
purent choisir leur destin.
Les
enfants du saloir
Trois enfants glanaient des épis de blé
pour leur père. Ils ne se rendirent pas compte
que la nuit tombait. Se croyant perdus, ils demandèrent
l'hospitalité à un boucher. Celui-ci
accepta et les fit dîner. Une fois les enfants
endormis, le boucher les tua, les découpa
en morceaux et les porta dans son saloir. Quelques
années plus tard, Saint Nicolas passa devant
la maison du boucher et lui demanda ce qu'il avait
dans son saloir. Terrifié, celui-ci s'enfuit.
Saint Nicolas s'approcha du saloir et ressuscita
les enfants.
La
légende de l'enfant bouilli
Une maman lavait son enfant dans un chaudron pour
qu'il ait de l'eau chaude. Ce même jour, on
fêtait Saint Nicolas. Pour ne pas rater l'événement,
la maman courut à l'église et oublia
son enfant dans le chaudron qui continuait à
chauffer. De retour de l'office, elle retrouva son
fils s'amusant dans l'eau bouillante.
Deux
sources ont jailli de la tombe de Saint Nicolas
Quand Saint Nicolas fut enseveli dans un tombeau
de marbre, l'histoire raconte que de sa tête
jaillit une fontaine d'huile, de ses pieds une source
d'eau et que de tous ses membres sorti une huile
sainte qui guérit beaucoup de monde.
Le
père Fouettard
Le
père Fouettard, compagnon de Saint Nicolas,
est un personnage rude. Son visage est couleur charbon
et il a toujours une baguette sur lui pour fouetter
les enfants méchants.
On
entend parler de lui pour la première fois
au XVIe siècle à Metz. En 1552, lors
du siège de la ville par les troupes de Charles
Quint, les habitants promenèrent l'effigie
de l'Empereur à travers la ville et la brûlèrent.
Ainsi serait né le père Fouettard
et serait Charles Quint.
Pour
certains, ce serait un Maure amené par les
espagnols, ce qui expliquerait aussi la couleur
du visage.
Pour d'autres, ce serait le boucher de la légende
de Saint Nicolas. Celui-ci l'aurait obligé
à le suivre partout pour le punir d'avoir
tué des enfants. Habillé en noir,
il doit corriger les enfants désobéissants
et non travailleurs.
Comment se fête la Saint Nicolas ?
C'est
à partir du XIIe siècle que Saint
Nicolas aurait commencé à distribuer
des cadeaux aux enfants sages, dans la nuit du 5
au 6 décembre. Mais, les enfants méchants
sont fouettés par le compagnon de Saint Nicolas,
le père Fouettard.
Durant le moyen âge, Saint Nicolas sera le
patron des fêtes de Noël.
Par contre, la société chrétienne
trouva justifié que cette "fête
des enfants" soit associée à
celle de l'enfant Jésus. Ainsi, commença
l'histoire du père Noël. Dans les familles
chrétiennes, la distribution des cadeaux
se fit dans la nuit du 24 au 25 décembre.
Mais il faudra tout de même de longs siècles
d'influence chrétienne pour que ces deux
personnages se différencient dans le calendrier.
La
Saint Nicolas est restée présente
et particulièrement fêtée dans
le Nord et l'Est de la France, ainsi que dans plusieurs
pays d'Europe : la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas,
l'Autriche et aussi à Fribourg en Suisse.
Au
Pays-Bas, le 6 décembre est fêté
de manière solennelle. Selon la légende,
Saint Nicolas arrive en bateau d'Espagne pour distribuer
les cadeaux. Les friandises fabriquées pour
l'occasion s'appellent "Nikolaasgoed"
ou "Klasfuss".
En
Belgique et dans l'Est de la France, les enfants
reçoivent du pain d'épices en forme
d'évêque.
En
Alsace et en Lorraine, après la distribution
des friandises, Saint Nicolas, Saint Patron et protecteur
des enfants, se voit remettre les clés de
la ville par le maire. C'est l'occasion de magnifiques
défilés de chars et de feux d'artifices.
Cette fête peut revêtir un caractère
plus important dans ces régions que celle
de Noël.
Dans
le Nord de la France, la tradition veut que les
garçons blanchissent de farine les filles
à la sortie de l'école, ce qui est
toujours d'actualité. Cela porterait chance
pour l'année. Cette coutume serait inspiré
d'un miracle de Saint Nicolas lorsqu'il multiplia
la farine pour préserver une région
de la famine.
Toujours dans le Nord, il est de coutume d'envoyer
une carte de Saint Nicolas aux petits garçons
de la famille, comme cela se fait pour les petites
filles à l'occasion de la Sainte Catherine
le 25 novembre.
En
Suisse, à Fribourg, Saint Nicolas est le
patron de la ville. C'est l'occasion d'une grande
fête et les gens viennent de loin pour voir
le cortège de Saint Nicolas et du père
Fouettard.
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Jeudi
25 Décembre 2003
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Jour de Noël - 25 Décembre (tous
les ans)
Depuis la préhistoire, les civilisations
européennes ont célébré
l'allongement des journées, y associant des
rituels de cadeaux et des feux de joie. Dans l'empire
romain, la fête de Saturnalia s'étendait
sur plusieurs jours (fêtes, jeux de hasard).
De même, les tribus germaniques y associaient
des fêtes et des beuveries. Les Bulgares (avec
Koleduvane) et les Polonais (avec Gwiazdka) perpétuent
cette tradition.
Il semble que Jésus de Nazareth soit né
au printemps. Pourtant, le pape Jules 1er (4è
siècle) avança cet anniversaire au
25 décembre pour "concurrencer"
les célébrations païennes hivernales.
A voir : http://www.fetedenoel.com
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Le
lendemain de Noël
(Alsace et Moselle seulement)
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Vendredi
26 Décembre 2003
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Le lendemain de Noël (Alsace et Moselle
seulement) - 26 Décembre (tous les ans)
Les explications concernant ce jour férié
sont diverses. Pour certains, lorigine remonterait
au Moyen Âge où lon aurait rattaché
à Noël, la fête des Rois. Pour
Metz, cela commémorerait la Saint-Étienne,
patron de la ville.
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Pour
tous renseignements complémentaires : http://www.jours-feries.com
A
voir : http://www.lafete.net
A
voir : http://www.prescolaire.grandmonde.com

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